Pas d’introduction à ces chroniques nippones.
Posons simplement le décor, les protagonistes et tout ce qu’il faut pour bien démarrer et le reste suivra naturellement je l’espère.
Une course folle qui croit en intensité un peu plus chaque jour depuis qu’elle a débuté, voilà 11 mois bientôt. Du stress, des yeux rouges ,aux paupières lourdes, aux vaisseaux dilatés, de vilaines traînées rouges tâchant un blanc légèrement bleuté, un ordinateur omniprésent et des mains qui tapent, tapent, tapent, tapent, tapent, oups, il serait temps de s’arrêter ! des mots pour remplir des pages de propos cohérents et ordonnés, problématisés et novateurs. Tout un
programme ! Et bien tout cela est bien fini, achevé, enterré ! Mémoire rendu, soutenance passée, sans cris, sans larmes, mais dans la précipitation, cela va (presque) de soi.
programme ! Et bien tout cela est bien fini, achevé, enterré ! Mémoire rendu, soutenance passée, sans cris, sans larmes, mais dans la précipitation, cela va (presque) de soi.
Le temps d'emporter quelques affaires, d'emballer le tout, de sauter dans un, deux avions et "Irasshaimase"! Changement de décor, d'ambiance, de température, de langue! Changement radical. Je croyais retrouver un pays connu, un territoire amical, voilà qu'il me traite en inconnue, augmentant ainsi mon enthousiasme et ma peur. Eh oui, ici tout n'est pas simple mais je tente d'apprivoiser lentement mais sûrement l'animal, je suis persuadée qu'il me le rendra bien.
Je débarque à Osaka le 11 juillet (eh oui, le temps passe aussi vite et ma flemme reste immuable) pour mieux découvrir ce qu'on m'avait dépeint comme le paradis : Arashiyama (嵐山, « montagne de la tempête ») à l'ouest de Kyoto, terre luxuriante bordée par les montagnes et traversée par la rivière Hozugawa/Katsura-gawa selon de quel côté du pont togetsukyo (吐月橋, « pont qui traverse la lune ») on se place. On peut d'ailleurs voir ledit pont peint par Hokusai en ante pasto de ce post (oui je maîtrise toujours aussi mal blogger :p), c'est dire si lendroit est connu et reconnu. C'est d'ailleurs un endroit de prédilection des japonais pour venir flâner, faire hanami, venir dîner dans les maisons d'hôtes qui bordent la rivière. En gros voici le décor "les quais de Seine kyotoïtes" dans lequel j'évolue depuis maintenant trois semaines tout en mangeant du riz à chaque repas et en perdant un bon paquet d'eau sous les tropiques japonais !





1 commentaire:
Si j'ai bien compris, les japonais viennent là quand ils se sentent seuls pour se faire hanami. Et les hanami de mes hanamis sont mes hanamis (liaisons?)...
Vous dites quand vous en avez marre de mes posts hein? :D
Sérieux, ça a l'air trop chouette, vous devriez être censurés pour autant, tiens!
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