samedi 24 novembre 2007

Génération Tanguy ...

Que vous vaut l'honneur de tant de mises à jour après un si long silence ? Rien. Ou plutôt l'état d'attente de mes papiers qui me permet de m'y mettre sans flemme ...

Après une conversation fort sympathique avec une personne, elle aussi fort sympathique, dans laquelle nous évoquions la difficulté de retrouver le nid familial et ses occupants après une période de liberté dans notre nid à nous, une remarque anodine, mais significative, m'est venue : "La vie d'un(e) Tanguy c'est dur !"

Une fois rentrée dans les pénates familiales je me suis un peu renseignée sur ce phénomène générationnel qui a pris le nom d'un film culte sorti en 2001 et dans lequel il semble que je trouve ma place. Retour sur le portrait peu enviable d'une génération : mes vingtenaires.

Si je tape dans Google "génération Tanguy" je tombe sur des paroles de rap http://www.rap2france.com/generation-tanguy.php

Pas terrible mais on cerne bien le problème : des djeunzs pour qui le confort passe par ne rien faire et profiter des avantages d'un gamin de 15 ans chez ses parents : un peu hikikomori sur les bords, la théorie du complot et du poil dans la main les confinent dans leur chambre, devant PC ou télé, ou avec leurs potes, sortant de temps en temps pour se ravitailler et vivant allègrement et sans aucun remord en parasite sur leurs parents et s'en trouvant fort bien. "Pourquoi se faire chier et se compliquer la vie, "l'ambi-quoi?""

Je ne pense pas me situer dans cette catégorie, enfin "JE" ne pense pas ^^

Le site du ministère des affaires étrangères et européennes dresse un bilan un peu plus complet et documenté (sans blague :p), eh oui, c'est la France après tout, putain !

D'un coup je me sens moins le besoin de culpabiliser, c'est pas de ma faute, c'est conjoncturel, ouf, je ne suis pas ce parasite sans foi ni loi ! Les responsables ? L'allongement des études, la précarité économique et professionnelle et une éducation moins autoritaire ("ah! qu'on se sent bien chez Papa, Maman...") me clouent dans cette situation que je trouve, pour ma part, inconfortable. D'ailleurs pour les instituts de statistiques, les "jeunes" sont constitués par la classe d'âge allant de 16 à 29 ans ... ouf, moi qui commençait à me sentir vieille, je suis encore dans la moyenne, une gamine presque !

L'adulescence (kidult en anglais), choix ou contrainte ? C'est vrai qu'il est dur de devenir pleinement adulte en restant chez ses parents. Mais il faut distinguer ceux qui n'ont pas le choix de ceux qui se laissent couler tranquillement. Je n'aime pas trop le terme "adulescent" parce que cela résulte plus pour moi une façon de se comporter. On peut être indépendant financièrement et matériellement mais avoir un comportement soit pas vraiment responsable, soit enclin vers les petits bonheurs ou travers de l'enfance. Certes aimer Hello Kitty à outrance peut sembler psychologiquement problèmatique, comme s'enfermer dans un univers vidéo-ludique, cependant cela n'a rien à voir avec le phénomène "Tanguy". Conserver des traits enfantins ne fait pas qu'une personne soit irresponsable ou assistée. Certains parlent de "syndrôme de Peter Pan", comme phénomène global il est inquiètant et problématique et peut se rapprocher du tanguisme, s'il est partiel, j'adopte. Est-ce qu'être chez ses parents est un refus de grandir ? ou un empêchement à cela ? Est-ce qu'il faut partir pour grandir ? Est-ce que grandir c'est devenir adulte ? Est-ce que devenir adulte c'est enterrer l'enfant ?

Tant de questions hautement philosophiques mais qui méritent qu'on s'y attache un peu puisque c'est un phénomène de société, c'est un fait pour moi même si j'espère y échapper bientôt :p

Aucun commentaire: