Ca et là on trouve des carpes géantes au gré du niveau du ruisseau que longe le sentier dallé. Les feuilles tombent déjà sur la promenade des philosophes. L'automne ne commencera pourtant officiellement que dans une vingtaine de jours. POur l'instant les cerisiers noueux dispensent encore une ombre non négligeable pour la promeneuse que je suis aujourd'hui. Je ne sais pas depuis combien de temps ils sont là ni ce qu'ils ont déjà vu. Combien, comme moi, ont défilé de la même manière, flânant, pensant, inspirés par le nom de ce chemin, rêvant aux philosophes ? Un lézard rosé se faufile entre mes Birkenstock, bien pratiques pour la marche lorsqu'il fait chaud. C'est ensuite le tour aux nombreux moineaux de sautiller à quelques centimètres de moi. L'endroit inspire décidément le calme et la plénitude. Une fois le groupe de touristes chinois (ou coréens) bruyant passé, je peux poursuivre ma marche, perdue dans mes pensées, dans une époque lointaine où les moines méditaient en silence le long de ce ruisseau qui relie de nombreux temples.
Pas de photo du sentier mais d'un sanctuaire un peu perdu aux relents d'Higurashi no naku koro ni, les dragons montent la garde.
Et aussi le Ginkakuji (ou temple d'argent) duquel part la promenade. Ici une collection de mousses.
vendredi 7 septembre 2007
Confucius, Platon et les autres ...
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