Eteinte !
Telle semble être la finalité de notre marche inexorable vers le progrès. Comme Jean-Marc Leblanc (Marc Labrèche), on risque de se réveiller dans un monde où la vie de famille n'existe plus, où il est interdit de fumer à moins d'un kilomètre des édifices publics, où l'égalitarisme fanatique interdit les mots "nègre" ou "naine", où l'ésotérisme managérial dicte le quotidien des salariés, où la vie est dangereuse pour la santé mentale où il faut "performer" pour être quelqu'un, un monde où les joies simples sont réduites à une clope en cachette pendant les pauses pipi du bureau. Dans ce monde, il y en a un autre, parallèle, celui dans lequel s'échappe un Jean-Marc Leblanc anonyme et ignoré, même par sa femme et ses filles, aliéné par un métier sans intérêt où il "écoute des gens encore plus mal foutus que lui". Dans cet autre monde, Jean-Marc est samouraï, chevalier, empereur romain, écrivain reconnu ... et surtout c'est un homme à femmes, toutes plus belles les unes que les autres, qui lui sont totalement soumises.
Je ne vais pas dévoiler la fin du film, mais au bout de L'âge des ténèbres, dernier volet du triptyque de Denys Arcand après les Invasions barbares, Jean-Marc choisit de s'éclairer à la bougie. Une petite lueur d'espoir donc, dans un monde en décadence.
samedi 22 mars 2008
Et la lumière fut ...
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire