Image tirée du blog http://argumentons.blogspot.com/2008_03_01_archive.html
C'est un écran dans le métro qui est à l'origine de ce post ! Pas réveillée, j'y vois passer le mot "écrivaine", féminin d'"écrivain". Je dois être réac ou conservatrice, enfin ça peut revenir au même, mais la féminisation de mots auparavant seulement masculins me fait toujours tiquer. Je pense que j'aimais le petit côté audacieux que cela donnait aux femmes écrivains, députés, docteurs etc d'exercer un métier qui ne leur était, a priori, pas destiné.
"Écrivaine" m'a donc fait réfléchir à ce que les femmes sont ici. Les enchaînements d'idées, vous connaissez ? Ça fait longtemps que je n'ai pas vécu en France donc je ne sais pas trop où la mode de la féminisation en est mais ici ils sont assez à cheval là-dessus. Women power.
Les femmes au Québec sont assez féministes ce qui, enchainement d'idées, a quelques effets pervers, selon moi.
Eh oui, se faire draguer au Québec relève de l'exploit pour peu que l'on soit une fille hétéro. Je trouvais déjà ça louche, pas que je sois canon ni dégageant un fort sex appeal mais en France c'est quasiment impossible de passer une journée dehors sans recevoir une petit "Eh Mademoiselle vous êtes trop charmante". Ici, seuls les vieux, qui n'ont plus rien à perdre, on s'entend, osent. Et pour cause. Les femmes font peur aux hommes. Enfin à leur galanterie, à leur petit côté macho mais pas trop. C'est ce que madame veut. C'est elle qui porte son sac. C'est elle qui arrête un taxi. C'est elle qui commande une table au restaurant. C'est elle qui demande deux additions séparées. C'est elle qui drague. Point.
Donc le mec, lui, il a compris. Pas besoin d'en ramer une, pas besoin de se fatiguer, si en plus ça satisfait madame, que demander de plus ?
Oui mais alors pourquoi mes oreilles ont-elles attrapé un "j'ai hâte d'aller en France pour rencontrer des filles qui aiment se faire draguer", lors d'une soirée ? Messieurs les Québécois seraient-ils frustrés par leurs alter féminins ? Tenant une piste, j'ai poussé mes recherches un peu plus loin, interrogeant chaque Québécois mâle qui me tombe sous la main (façon de parler) sur sa vision de la drague et du comportement des femmes québécoises sur le sujet. Tous ont eu le même discours : avec les Québécoises, c'est égal à égal, voire c'est la femme qui décide, qui domine.
Un petit tour sur le net, je suis tombée sur une entrevue d'Hélène Jacques, productrice québécoise, qui a importé en France le concept de la série Un gars, une fille.
A vous de juger, ses propos sont très éclairants sur le sujet.
Quelques clics plus loins, je tombe sur le blog de Pinocchio, encore une vision de la chose qui concorde avec mes doutes. Très instructif.
Moi, j'avoue que ça me perturbe d'avoir l'impression d'évoluer au milieu de mecs de glace, même par -20°C je m'y fais toujours pas :p
mercredi 17 septembre 2008
Les mecs ne draguent pas au Québec ...
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4 commentaires:
ben moi j'aime bien. Je sais pas si je m'en lasserais au bout de quelques mois, mais ça me fatigue toujours les "mademoiselle vous êtes charmante"... et les remarques sur le tour de poitrine par de parfaits inconnus dans la rue, ça, ça me met juste en colère... Alors je suis peut-être une féministe extrémiste, mais je prend ça pour de la bonne éducation l'attitude des québécois. Question de point de vue j'imagine...
Sinon non, en France c'est pas du tout à la mode le "women power"...moi, cette différence des rapports entre hommes et femmes, ça fait parti des choses que j'aime ici
Pour moi, l'attention (et les attentions)portée aux femmes (et pas seulement aux jeunes femmes portant des 90 C), sans verser dans le machisme,la "beaufitude" ou la vulgarité, c'est tout simplement du "SAVOIR-VIVRE", sans nier l'égalité hommes-femmes. Voilà toute la différence.
Tu as raison, ma Puce, je suis d'accord avec toi
Première fois que j'atterris ici, je reviendrai y déposer les yeux.
Bienvenue Pinocchio !
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