Où en étais-je exactement? Ca me revient... le quartier Van Horne. C'est notre premier rendez-vous pour une colocation partagée avec deux autres français. Ca rassure. Même si ce n'est pas forcément le meilleur moyen de s'intégrer. Peu importe il nous faut trouver quelque chose rapidement. Localisation faite, personne ne répond à nos coups de sonnette compulsifs. Soit. Un appel d'une cabine proche devrait faire l'affaire. Seulement le téléphone n'est pas encore installé dans l'appartement... Il est 17h passées, attendre devant l'immeuble nous semble la seule solution. Une demi-heure passe, toujours rien. Miraculeusement deux filles sortent du bâtiment. Fred leur demande, plein d'espoir, si elles connaissent un certain A. Négatif. Il ne se laisse pas abattre : Seraient-elles assez aimables pour nous ouvrir la porte? Bingo! Cette fois elles répondent par l'affirmative. mais la chance est de courte durée et les catastrophes s'enchaînent. Après avoir frappé au bon appartement -dont le chiffre nous était inconnu- c'est un étudiant mou et déguingandé qui nous accueille, aussi dynamique qu'une tortue tétraplégique en hibernation. Non il ne sait pas très bien à qui il veut louer, un garçon, une fille, un français, un étranger? Oui la coloc' ne sera libre qu'à partir du 1er septembre. Par contre il sait très bien que le loyer a augmenter : "On n'avait pas très bien établi le budget, on a mis des meubles et on va installer internet et le téléphone, alors le loyer sera plus près de 400$ que de 300$.
Oups! l'appart' est sympa mais ça change tout. Fred va réfléchir...
A. nous indique quand même le supermarché le plus proche.
J'achète le minimum vital pour mon petit déj' du lendemain : un mug dans un Dollarama (magasin où tout coûte 1$, sans compter les taxes bien entendu), des muffins aux bleuets et du lait Québon (moi aussi je me suis aperçue qu'ici on aime bien les jeux de mots...).
Fred appelle, sans succès, pour les autres locations. Il en a marre, je le comprends. Finallement il appelle un contact de sa ville qui vit ici depuis plusieures années. Rendez-vous est pris devant la fac. Une bonne nuit de sommeil et demain nos aventures vont se poursuivre.
Je suis crevée, je me fait une tasse de thé et vais me coucher illico.
Jetlag aidant, je me réveille plusieures fois dans la nuit. A chaque fois je me demande où je suis et ce que je fais là. Le jour semble ne jamais vouloir se lever alors que mon horloge interne, elle, déraille complétement. 8h, enfin, c'est bon. Un peu de mal avec le robinet de la douche : on peut le faire tourner à 360 ° et la pression se règle en dessous. Je devais rejoindre Fred à 9h2O pour notre réunion d'étudiants étrangers à 9h30. J'ai beau attendre, descendre dans le hall puis carrément sur le boulevard, toujours pas de Fred. Tant pis, ce sera sans lui. Armée de mon plan du campus je trouve le pavillon J-A De Sève où l'on m'indique le lieu de la réunion. Je suis une des dernières... Au vu des passeports, beaucoup de français dans la salle. La réunion en elle-même ne m'apprend pas grand chose et même, pensant avoir tout compris, je suis encore plus embrouillée après : quoi faire et dans quel ordre? Le syndrome "Les douze travaux d'Astérix" me guette.
Sans le sézame que constitue la carte d'étudiant, pas de carte de transport ni d'inscription aux ateliers ou au centre sportif. Peu m'importe, je prends mon mal en patience. En attendant je visiterai la ville et chercherai un appart' avec Fred. Je le retrouve d'ailleurs en train de téléphoner dans le hall de la résidence.
On reprend tout de suite après nos recherches : direction la Côte-des-neiges, à l'ouest de l'UdeM. La première proposition est assez loin du métro et de la Fac : pas de sonnette, un escalier exiguë et un appart' tout en longueur. Mais le plus marrant et désappointant à la fois ce sont les deux chambres proposées : une à chaque bout de l'appartement ! Ok c'était pas cher...
L'autre proposition c'était une chambre dans l'appartement d'une femme d'un âge assez avancé et qui semblait complétement anesthésiée... Peut-être parce qu'on parlait français et qu'elle était d'origine anglaise... Va savoir. Le tout étant propre mais kitchissime.
Après un repas réconfortant au MacDo (prononcer MècDo), nous sommes allés rue de Lajeunesse, Métro Jean Talon. Là encore, pas de réponse : pas plus en s'acharnant sur la sonnette que sur le téléphone... Ô désespoir ! quand tu nous tiens ! Après quelques 20 bonnes minutes d'attente sur les marches devant l'immeuble, Claude arrive enfin. Il ne nous attendait pas, l'appartement est vraiment en bordel, il faut lui accorder 5min...
Après visite ça semble convenable et pas trop cher : câble, internet et téléphone inclus. Surtout Fred est pressé de se poser. On commence à discuter, impossible de nous donner une réponse définitive avant que son deuxième visiteur de la journée ne soit passé. Finallement c'est ok. Pour une caution de 100$ Fred pourra emménager le 1er septembre ou peut-être un peu avant.
1 commentaire:
Ca fait pas mal d'aventure tout ça, bon essaye de percer dans cette école!!
Martin
Le frère de Manon, tu sais la petite si mais je t'assure la petite là, bon d'accord je m'en vais...
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